budget.jpgLe Conseil départemental (ex Conseil général) a augmenté le taux de la part départementale de la taxe foncière de 7,58% à 12,58% (+5%).

Mais attention, il s’agit du taux. Autrement dit le montant de votre impôt foncier (colonne département) va en réalité augmenter de + 66% soit + 125 € en moyenne par logement !

En mars dernier j’étais candidat au titre du Front de Gauche lors du scrutin de renouvellement des Conseils départementaux. Avec mes colistiers nous vous avions alertés sur la baisse des dotations de l’Etat (pacte dit de «responsabilité») qui contraindrait les collectivités territoriales à choisir entre augmentation des impôts locaux ou réduction des services rendus à la population. L’assemblée départementale des Yvelines a délibérément choisi de piocher dans les deux choix de l'alternative.

Nous n’imaginions cependant pas que l’impact de cette politique, amplifié par l' orientation antisociale des 42 Conseillers départementaux des Yvelines (tous de droite), serait à ce point destructeur.

Le Conseil départemental des Yvelines vient en effet de prendre plusieurs décisions qui s’apparentent à un début de massacre à la tronçonneuse. Jugez-en :

1) Comme déjà dit : augmentation de 66% de la taxe foncière, seul impôt direct sur les ménages levé par le Conseil départemental ; le taux de l’impôt économique (une partie de la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises – CVAE) perçu par le département procède pour sa part d’une décision du parlement et échappe donc à la décision du Conseil départemental.

On ne peut s’empêcher de voir dans ce matraquage fiscal un procédé bien connu : augmenter les impôts en début de mandat en espérant que les électeurs l’auront oublié lors des prochaines élections…

arton14622-eb250.jpg2) Selon le Journal Le Parisien de ce 20 janvier: suppression de la subvention départementale au budget de fonctionnement des crèches soit 5,50 € /jour/enfant. Je ne connais pas aujourd’hui avec précision l’effet de cette funeste décision sur les recettes du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Marly. A la louche J’évalue cependant le manque à gagner à 150 à 200 000 €/an qu’on devra probablement compenser par une augmentation de la subvention communale au CCAS. C'est un frein considérable au développement de l'accueil en crèche dont on a pourtant tant besoin dans notre département comme ailleurs.

PMI.JPG3) [Fermeture des 2/3 des Centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) et Centres de Planification des Yvelines. On en saura sans doute un peu plus dans les jours ou semaines qui viennent mais la menace de fermeture pèse sur la PMI de Marly. Je ne me fais guère d'illusions.

Et le Conseil départemental des Yvelines n’en restera certainement pas là. Dans la livraison de janvier du journal du Conseil départemental des Yvelines, son Président, P. Bédier, nous livre en effet le fond de sa pensée. A la question « comment sortir de cette asphyxie ? » Il répond:

"En nous posant, nationalement, la question du niveau de notre protection sociale. L’étouffement des départements n’est qu’un des symptômes d’un mal plus profond. Leurs finances craquent du fait du désengagement de l’Etat et de l’explosion des dépenses sociales. Ces dépenses sont de 30% supérieures à celles de nos principaux partenaires européens. On ne peut pas prétendre vouloir résoudre cette crise, en ne changeant rien à un système que nous n’avons plus les moyens de soutenir. Avec la probable augmentation des taux d’intérêt, je crains que nous ne devions revoir, malheureusement en catastrophe, l’ensemble de nos dispositifs sociaux."

Vous l’avez compris : haro sur le social !