samedi 17 octobre 2009, 18:44
GEORGES CANGUILHEM, BIENTOT LES OEUVRES COMPLETES
J-F Braunstein l'a annoncé lors de sa conférence, les oeuvres complètes de G. Canguilhem seront éditées prochainement en quatre volumes.
Cette conférence, une centaine d'auditeurs selon la police, a connu un succès d'autant plus important que, d'ordinaire, la philosophie ne mobilise pas les foules.
Je ne m’aventurerai certainement pas à régurgiter les propos purement philosophiques du conférencier. Je n’en ai pas la compétence.
J-F Braunstein a confirmé l’extrême modestie de G. Canguilhem qui n’aimait pas manifestement qu’on s’intéresse à sa propre personne…ce qui a évidemment desservi sa postérité. En tout cas pas le genre strass et paillettes (on dirait aujourd’hui bling-bling) des « nouveaux philosophes », suivez mon regard.
J-F Braunstein a mis en évidence l’influence importante de G. Canguilhem sur Foucault, Dagognet, voire Badiou, ses rapports avec Althusser et Aron. Bref le rôle éminent qu’il a eu dans la philosophie française du 20ème siècle.
Bien entendu J-F Braunstein a mis en lumière le rôle de G. Canguilhem dans la Résistance tant, finalement, l’engagement des intellectuels a été peu fréquent durant cette période où précisément il fallait s’engager (*).
Depuis son décès en 1995, à l’exception d’un court article nécrologique dans le journal municipal, Georges Canguilhem était malheureusement absent de notre vie culturelle locale. Il en va différemment dans sa ville natale de Castelnaudary où on vient de donner son nom à une médiathèque.
En tout cas bravo aux associations du « Vieux Marly » et « Lectures et Rencontres » qui viennent de tirer de l’oubli une des plus éminentes personnalités marlychoises !
J-F Braunstein nous a donné envie de lire le texte de G. Canguilhem intitulé « Vie et mort de Jean Cavaillès ». Je l’ai trouvé sur Internet (Alla Editions – 1996).
J-F Braunstein a évoqué les travaux de François Dagognet. Le hasard veut que ce 19 octobre l'Humanité publie un article du philosophe Christian Godin sur l'ouvrage récent de François Dagognet (85 ans) intitulé Pour le moins (Editions Encre marine, 2009, 128 pages, 19 €). Christian Godin comme l'avait indiqué F. Braunstein relève que F. Dagognet nous invite à penser à toutes ces choses inconsistantes qui ont plus de sens que les grandes catastrophes: la poussière, l'ombre, la trace des pas, l'art minimaliste...
(*) et que dire, entre nous, de ceux qui appartenaient à la soi-disant élite, dans le désordre hauts fonctionnaires, policiers de haut rang, juges, savants, chefs d’industrie etc. ?
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