Comme d’habitude ce compte-rendu perso écarte les points de l’ordre du jour mineurs et consensuels.

La réunion du Conseil a été principalement consacrée à l’examen du projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) légèrement modifié après réception des avis des diverses personnes publiques associées.

Je rappelle que le projet de révision est principalement consacré à la question du logement et du logement social.

be60.gifEn résumé il ouvre la perspective à l’horizon 2030 de la construction d’environ 500 logements dont 300 sociaux. La proportion de logements sociaux par rapport au nombre de résidences principales passerait ainsi de 12 à 13% aujourd’hui à 15à 16% en 2030. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, avec le groupe Marly-à-Venir, j’ai voté en faveur du projet en mai dernier.

be60.gifAu final, étant donné par ailleurs l’évolution démographique naturelle de la ville, la population de Marly devrait augmenter de + 1 000 à + 1 200 habitants pour atteindre 17 600 à 17 800 habitants toujours à l’horizon 2030.

Avis défavorable du Préfet

Estimant qu’au regard de la loi le nombre de nouveaux logements envisagé et notamment celui de logements sociaux était insuffisant le Préfet a donné un avis défavorable au projet. (cliquer ici)

M. Perrot, le 9 novembre dernier, lors de la réunion publique consacrée au projet, avait déclaré détenir une « bombe atomique » pour passer outre cet avis initial négatif. Il ne nous a pas dit de quel engin nucléaire il s’agissait. Peu importe car, fort heureusement, il n’a pas eu à l’employer puisqu’il est rentré rasséréné d’un récent rendez-vous avec le Préfet.

Selon les dires de M. Perrot l’avis défavorable était en réalité celui des services de l’équipement du département, le Préfet pour sa part n’entendant pas émettre d’objection dans le cadre de son contrôle de légalité. C’est pourtant bien le Préfet qui a signé l’avis défavorable en question ! Peut-être a-t-il été, lui aussi, à l'insu de son plein gré, abusé par ses services comme, dans une toute autre affaire, Mme Lagarde l’a laissé supposer devant la cour de justice…Décidément, on ne peut plus faire confiance à personne !

« Projet » ou « réflexion » ?

Aculentre2chaises_bis.jpgM. Perrot s’est livré à un exercice d’équilibrisme à propos des projets de logements sociaux. Il ne faut pas confondre, nous dit-il, « projet » et « réflexion ». Et d’ailleurs il écrit dans le journal municipal à ce propos ce que je vous livre in extenso:

« Pour autant, je comprends, bien sûr, les inquiétudes ou les interrogations suscitées par tel ou tel projet ou réflexion – tout n’est pas aujourd’hui arrêté – dans certains de nos quartiers. De toute manière, la concertation précédera, comme nous l’avons toujours fait, leur éventuelle mise en œuvre, si elle se confirme, en veillant, le moment venu, à tous les aspects sensibles, stationnement, sécurité routière, maintien d’espaces verts et plantés, circulation… »

attention__.bmp« Réflexion », « tout n’est pas aujourd’hui arrêté », « éventuelle mise en œuvre »...cela ressemble beaucoup à l’annonce de renoncements ultérieurs. Or, avec le groupe Marly-à-Venir, j’ai voté en faveur du projet de révision considérant qu’il s’agissait là d’un engagement de la majorité municipale. Aurions-nous été joués ?

Le maire est partagé aujourd’hui entre, d’une part la détestation qu’il a toujours manifestée envers l’art. 55 de la loi SRU (objectif de 20 puis 25% de logements sociaux) mais qu’il est contraint d’appliquer à minima et, d’autre part, la résistance d’une partie de l’électorat face à la construction de logements sociaux.

La (bonne) loi SRU est incontestablement une forte incitation à la réalisation de logements sociaux dans une commune comme la nôtre. Pour des raisons budgétaires bien entendu mais également pour échapper à l'opprobre qui s'attache aux communes carencées. Il reste que ces batailles de chiffres occultent parfois le fond de l'affaire, c'est à dire la demande sociale très forte et souvent douloureuse émanant de jeunes et de familles modestes, particulièrement dans notre région où les niveaux de loyer sont élevés. C'est là le vrai fond du débat et non le respect comptable de la loi.

Mécanique infernale

A plusieurs reprises M. Perrot a fait allusion aux prochaines échéances électorales avec l’espoir qu’elles ouvriraient la porte à un assouplissement (plutôt une mise en pièces je le crains ) des lois SRU (logements sociaux) et ALUR (lutte contre l’étalement urbain), lois qualifiées par M. Perrot de « mécanique infernale ». Cet "assouplissement" contribuerait évidemment à favoriser les renoncements précités.

Taille des logements sociaux

A propos du projet du Montbâti, 60 logements dont 40% de logements sociaux, M. Perrot a laissé échapper incidemment qu’il s’agissait de 40% "en nombre de logements" et non "en superficie". J. Chesnais lui a demandé un éclaircissement sur ce point mais a dû rester sur sa faim. Pas difficile à mon avis d’interpréter cette remarque de M. Perrot : réalisons des logements sociaux de petite taille ce qui écarte les familles nombreuses et, coup double, optimise l’objectif de % de logements sociaux puisque la loi ne fait malheureusement pas la distinction entre studios et 5 pièces…

Vote du Conseil municipal sur le projet de révision du PLU

urne.jpgEn mai dernier les 4 membres de notre groupe avaient voté en faveur du texte. Cette fois-ci deux élues du groupe Marly-à-Venir ont voté contre : Claudia Picon et Susanne Kuntz (donc 31 voix pour et 2 voix contre).Face à la diminution du foncier disponible elles ont regretté qu’une autre piste n’ait pas été envisagée par la majorité municipale : l’acquisition de logements disséminés dans la ville et loués à des coûts accessibles aux jeunes et aux familles aux revenus modestes. Ceci d’ailleurs conformément à notre propre programme municipal.

La SEMARO (Société d’Economie Mixte de Marly-le-Roi) à laquelle a fait allusion le maire dans le débat aurait été à cet égard un excellent outil mais la municipalité Perrot, dans la foulée de son arrivée aux affaires, a vendu la SEMARO en 2003 (plus de 3 000 000 €). Il faudrait sans doute créer aujourd'hui, de toutes pièces, un nouvel organisme en partenariat dans la mesure du possible avec d’autres organismes publics ou privés voire des bailleurs sociaux.

Quelques infos sur des points particuliers

Ci-dessous quelques infos glanées lors de la présentation du projet final de révision du PLU :

- L’opération sociale sur le site de l’ex Sécurité Sociale (27 logements) s’appellera « Résidence du Prieuré », ça fait chic !

- Le projet de l’aile du bâtiment France Télécom qui n’est pas utilisée par l’Espace Malraux sera peut-être dédié à des logements pour étudiants et jeunes travailleurs. Pourquoi pas ? D’autant que notre propre projet municipal comprenait une résidence de ce type.

- Il y a du rififi dans le projet de construction de logements sur la parcelle située en face des groupes scolaires de la rue du Champ des Oiseux et jouxtant le chemin du Clos d’Arcy. Il s’agirait d’une quarantaine de logements dont 25% de logements locatifs sociaux comme la loi l’impose. Une association hostile au projet s’est créée. Un permis de construire a été déposé mais non encore accordé. Au demeurant, ce projet particulier n’est pas pris en compte dans le projet de révision du PLU. Mais là aussi pourquoi pas ?

Avenir d’Yvelines Première

Yvelines_Premi_re.JPGLe Conseil devait prendre acte des rapports d’activités annuels de plusieurs syndicats intercommunaux dont le Syndicat Intercommunal pour le Développement de la Communication (SIDECOM).

Le SIDECOM subventionne l’association « Yvelines Première » qui gère la chaîne de télévision du même nom. Interrogé par J. Chesnais, M. Ribaut qui représente la Ville au sein du SIDECOM et qui en est d’ailleurs un des vice-présidents n’a pas fait mystère de son pessimisme et de son manque d’enthousiasme quant à la poursuite des activités d’ « Yvelines Première » du moins sous sa forme actuelle. Quid du personnel ? C’est la question.

Il a été évoqué un rapprochement éventuel avec l’autre station départementale FIL78