COMPOSTAGE DOMESTIQUE

Une demande de subvention est faite à l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et au Conseil régional d’Île-de-France en vue de mettre en place le « compostage domestique auprès de la population pour réduire les déchets ». Une participation modique – on parle de 12 euros - serait demandée pour l’installation d’un bac de 300 litres. S’agissant des modalités pratiques elles feront l’objet d’une délibération ultérieure.

TRAVAUX DANS LES ECOLES

Il s’agit d’une demande de subvention auprès du Conseil général pour le financement de travaux prévus au budget. J’en relève quelques uns :

- création d’un auvent à l’école St Exupéry

- insonorisation du préau de l’école élémentaire de l’école élémentaire Rostand

- mise en conformité de la cuisine de l'école maternelle Ramon

etc.

J’ai fait remarquer au Conseil que cette demande de subvention risquait d’être la dernière si le Conseil général perd sa clause de compétence générale. La loi permet en effet aujourd’hui aux Conseils généraux d’intervenir dans des domaines qui ne sont pas stricto sensu de leur compétence. Les Conseils généraux ont actuellement dans leur compétence les collèges comme les Conseils régionaux ont d’ailleurs les lycées. Mais les Conseils généraux ne s’interdisent pas de contribuer aux travaux dans les écoles primaires qui sont de la compétence des communes. La nouvelle législation, dans le cadre de la très inquiétante réforme des collectivités territoriales débattue au parlement, supprime cette clause de compétence générale. Qu’en restera-t-il ? J’ai posé la question à M. Perrot. Ce n’est pas solliciter sa réponse en résumant qu’il n’en sait rien et qu’il s’en remet à la sagesse, à la sagesse de qui ? à la sagesse de M. Larcher, président du Sénat, qu’on voit d’ailleurs beaucoup ces derniers temps dans notre région.

Claudia Picon a profité de ce débat pour demander où on en était des mesures destinées à résoudre les problèmes de chaleur excessive, durant la période d’été, dans l’école maternelle Ramon. Il avait été question il y a deux ans d’y installer des « pare soleil photovoltaïques » capables de protéger les enfants et de produire de l’électricité…Cela nous avait laissés dubitatifs et d’ailleurs le projet a été abandonné depuis.

Le problème de surchauffe n’en demeure pas moins et M. Burgaud, adjoint au scolaire, a indiqué au Conseil que la solution est aujourd’hui recherchée, en accord avec la nouvelle directrice de l’école, dans la création de courants d’air par une ouverture judicieuse des portes et fenêtres. Cela nous laisse perplexes.

SIGNATURE D’UN CONTRAT ENFANCE JEUNESSE AVEC LA CAF

caf.gifLa Caisse d’Allocations Familiales est un important contributeur non seulement à la construction des crèches mais également à leur fonctionnement (au total pour le seul fonctionnement plus de 820 000 € en 2010 pour nos quatre établissements et notre crèche familiale). Cette contribution est d’ailleurs globalement légèrement supérieure à celle des familles elles-mêmes.

Cela fait l’objet tous les trois ans d’un contrat entre commune et CAF et nous devions adopter le texte ce 1er février pour la période 2010-2012.

J’ai indiqué que nous voterions « en confiance » ce contrat mais que le texte que nous avions sous les yeux devait être revu. Il contenait en effet de nombreuses erreurs. Pour tout dire c’était un texte mal fagoté ! Nous l'avons voté en demandant cependant que le texte final nous soit remis après signature. On ne pourra pas dire que nous sommes des pinailleurs !

HAÏTI, SUBVENTION A L’UNICEF

La municipalité proposait de voter une subvention de 3 000 euros à l’UNICEF pour secourir Haïti. J’ai rappelé que j’avais suggéré une subvention plus généreuse de 1 euro/habitant soit, en arrondissant, 17 000 euros. Une aide plus généreuse se justifie d’autant plus que les perspectives de la situation financière de la commune sont excellentes du fait de la vente du terrain communal de la partie basse du Chenil. Voir plus loin l’information importante du maire sur cette opération.

Réponse : la somme de 17 000 euros sera atteinte par les aides privées de la population. Entre nous j’espère qu’elles auront été et qu’elles seront bien plus importantes que cela (voir d’ailleurs mon billet précédent sur la souscription du Secours Populaire). Bref, nous avons néanmoins voté pour cette aide sans plus polémiquer.

AUTORISATION DE SIGNATURE DU CONTRAT UNIQUE D’INSERTION

Il s’agit d’emplois aidés, bénéficiant surtout aux jeunes et qui concerneront 4 personnes. Les emplois aidés vilipendés par l’UMP lorsque la gauche plurielle était aux manettes (assistanat, camouflage des chiffres réels du chômage etc.) sont de nouveau de mode (20 heures/semaine minimum, rémunération minimum au niveau du SMIC, aide de l’Etat pour environ 90% du SMIC dans la limite de 20 heures hebdomadaires).

POLE EMPLOI

A l’occasion de la délibération précédente et du contact que la municipalité a eu préalablement avec Pôle Emploi j’ai demandé à M. Chapon, adjoint au maire, où nous en étions de l’accueil des chômeurs de Marly. Nous avons appris avec surprise et mécontentement ce 1er février que le problème était loin d’être réglé !

plan_social250.jpgA la suite d’une information de source syndicale j’avais pourtant alerté par courrier M. Perrot dès le 29 octobre dernier. Dans ce courrier, resté sans réponse, je disais craindre que le projet de spécialisation du Pôle Emploi St Germain ne soit pas abandonné s’agissant de plusieurs communes dont Marly le Roi ! Je rappelais que ce projet consistait à orienter les demandeurs d’emploi non cadres de Marly vers Sartrouville alors que les demandeurs d’emploi cadres continueraient de s’adresser à St Germain. Outre les problèmes liés à l’éloignement, cette discrimination entre cadres et non cadres est évidemment détestable. Je demandais donc au maire de Marly de s’assurer auprès de Pôle Emploi que le projet était abandonné. Et nous apprenons ce 1er février qu’il est toujours valide !

Il est probable que la question est réglée positivement pour les chômeurs de la Ville de St Germain en Laye dont le Conseil municipal avait d’ailleurs approuvé à l’unanimité un vœu hostile au projet de Pôle Emploi. De même M. Morange, député et maire de Fourqueux se félicitait récemment publiquement d’avoir obtenu satisfaction pour les chômeurs de sa ville.

J’ai donc de nouveau réclamé que la municipalité de Marly intervienne énergiquement pour stopper ce projet exécrable et j’ai de nouveau suggéré que le Conseil municipal émette un vœu si possible unanime en ce sens. Réponse embarrassée du maire évoquant successivement un rendez-vous annulé avec Pôle Emploi, l’inefficacité selon lui des vœux émis par les Conseils municipaux et la compensation qui pourrait être envisagée pour les chômeurs de Marly contraints de se rendre à Sartrouville…

Nous reviendrons à la charge !

OPERATION DU CHENIL

Le maire a livré au Conseil les grandes lignes du résultat du concours organisé pour l’aménagement du terrain municipal de la partie basse du Chenil (en gros là où naguère se dressait la structure dite provisoire).

Ces informations m’étaient d’ailleurs connues puisque j’ai accepté d’être membre du jury du concours au titre de l’opposition de Gauche. Je rapporte ci-après les principales informations fournies par le maire :

- parmi les 22 groupes ayant remis un dossier, c’est la candidature du groupe Franco Suisse allié à un bailleur social qui a été retenue.

- le projet consiste en la construction de 133 logements dont 93 logements en accession à la propriété et 40 logements sociaux

- 51 places de parking seront dédiées au stationnement du Collège

- le montant de la vente du terrain municipal sera d’environ 13 000 000 € net pour la commune (je dis bien treize millions d’euros)

Le Conseil reviendra plus tard en détail sur ce projet dont inévitablement je vous reparlerai.

J’ai rappelé que nous nous étions abstenus sur le principe de l’opération immobilière (voir mon compte-rendu de la réunion du Conseil du 5 octobre). Nous n’avions pas voté contre du fait de l’incorporation de 30% de logements sociaux dans le projet. Nous proposions de conserver un caractère public à ce terrain et d’y construire une résidence pour étudiants.

J’ai fait deux remarques.

La première a trait aux choix architecturaux. Au cours des échanges entre les membres du jury j’ai plutôt soutenu les projets de conception plus moderne. Le choix final répond à la demande de la municipalité relatée dans l’exposé préalable à la décision du 5 octobre soit « une architecture sobre et contemporaine de même type que celle de la résidence voisine de l’Abreuvoir ». Les goûts et les couleurs…

Ma deuxième remarque était relative au produit de l’opération pour la commune. Le budget 2010 avait prévu une provision de 3 000 000 €. C’est au final beaucoup plus que la commune encaissera. L’en cours de la dette communale est 6 804 000 € au 1er janvier 2010. Autant dire qu’à la fin de l’opération du Chenil, et si tout se passe bien, la commune sera non seulement totalement désendettée mais elle sera quelque temps en position de prêteuse !

A quel prix ? Au prix de la vente de la dernière réserve foncière importante de la commune si on excepte évidemment celle du Montbâti (environ 2,5 ha) mais dont la constructibilité fait problème.