C’est le titre à la une du « Courrier des Yvelines » de mercredi 7 octobre.
Le journal nous apprend que le Président du conseil d’administration du Centre Hospitalier Intercommunal de Poissy-St Germain-en-Laye (CHIPSG), l’UMP E. Lamy, également maire de St Germain, a fait adopter à l’unanimité par le conseil municipal un vœu s’élevant contre le projet médical du CHIPSG qui pourrait remettre en cause l’existence des services d’urgence et de réanimation sur le site de St Germain en Laye.
D’ailleurs le service des urgences qui ne fonctionne plus que de 8 heures à 22 heures ne fonctionnera plus que jusqu’à 20 heures à partir du 12 octobre !
En effet on assiste depuis de nombreuses années à l’agonie programmée de notre hôpital public.
Je trouve qu’E. Lamy a beaucoup de culot. Dans cette affaire il joue les pompiers pyromanes ou, si on préfère, il illustre le mot de Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes ».
J’ai déjà rappelé que le maire de St Germain titrait en octobre 2005 son éditorial du journal municipal par ce coup de clairon « Vive notre hôpital Public ! ». Mais c’est le même Lamy qui a favorisé l’installation des 2 cliniques de St Germain sur le site de l’hôpital public. Et c’est la Ville de St Germain, si j’en crois le « Courrier des Yvelines » du 30 septembre dernier, qui aurait un projet immobilier « plus lointain pour utiliser au mieux le site de l’hôpital de St Germain une fois que le nouvel hôpital sera construit à Poissy ».
Quelle démagogie !
L’objectif visé par le gouvernement comme par les dirigeants locaux de l’UMP ne fait pas de doute et il faut être dévot pour ne pas le comprendre. Il s’agit de réduire à tout prix la sphère publique de la santé en regroupant les deux hôpitaux sur un même site, à Poissy. Au profit des cliniques privées dont les mêmes dirigeants UMP, Lamy en tête, nous assureront, vous le verrez, qu’elles remplissent une « mission de service public », que cela ne change rien pour les malades, qu’il s’agit d’un accord « gagnant-gagnant » et on entendra peut-être parler de « partenariat public-privé ». Bref, la novlangue des dirigeants réactionnaires.