Jean-Claude Merle (ancien) Conseiller municipal P.C.F. de Marly-le-Roi, 1 square de Monte Cristo 78160 Marly-le-Roi, 01 39 16 15 15, 06 77 92 38 60, jean-claude.merle@orange.fr

Le 2ème tour à Marly-le-Roi

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Avec 83,80 % des suffrages exprimés E. Macron l’emporte largement à Marly, avec un résultat nettement supérieur au résultat national (66%). Ce qui était d’ailleurs prévisible au vu des résultats du 1er tour.

Taux de participation

De 83,99% au 1er tour le taux de participation tombe à 79,22% au 2ème tour (- 4,77%) tout en restant supérieur au taux de participation national (74 ,56%). Le bureau de vote où on a le plus voté est celui de l’Espace Malraux avec 83,09%. Celui où on a le moins voté est celui de l’école maternelle César Geoffray avec 76,3%.

Progression de l’abstention et des votes nuls et blancs

Les pourcentages des votes nuls ou blancs indiqués sur le tableau ci-dessus ne reflètent qu’imparfaitement la réalité puisque ces votes sont rapportés au nombre d'électeurs inscrits. Mieux vaut les rapporter au nombre plus significatif des électeurs votants.

Du coup le pourcentage global des votes nuls devient 1,50% (et non 1,2%) et le pourcentage global des votes blancs devient 7,14% (et non 5,66%) soit un pourcentage total des votes blancs et nuls égal à 8,64% du nombre de votants.

Le bureau où on constate le plus grand nombre de votes blancs ou nuls est celui de l’école maternelle Ramon (Grandes Terres) avec 9,82% et celui où il est le plus faible est le bureau de l’Espace Malraux avec 6,83 %. Or le bureau Ramon est celui où on a voté le plus pour J-L Mélenchon au premier tour (18,7%) et le moins pour Fillon (21%). Celui de l’Espace Malraux est celui où on a voté le moins pour J-L Mélenchon (6,1%) et le plus pour F. Fillon (40,6%).

Sans prendre de grands risques on peut donc deviner que l’abstention et le vote blanc ou nul ont été plus importants chez les électeurs du 1er tour de J-L Mélenchon que chez ceux de F. Fillon.

La progression de l’abstention « politique » entre les 2 tours est de + 579, la progression du nombre de votes blancs et nuls « politiques » entre les 2 tours est de + 666. Soit au total + 1 245 inscrits et 10,3% des inscrits.

Votes M. Le Pen / E. Macron

M. Le Pen obtient globalement 1 422 voix et 16,20% contre 853 voix et 8,51% au 1er tour soit + 569 voix et + 7,69%. On ne négligera pas le fait que N. Dupont Aignan a entre-temps rallié la candidature de M. Le Pen. Or il avait obtenu 399 voix et 3,98% au 1er tour. La progression du Front National a été contenue à Marly, même si on ne peut évidemment pas s’en satisfaire.

E. Macron obtient globalement 7 358 voix et 83,80% contre 3 415 voix et 34,06% au 1er tour soit + 3 943 voix et + 49,74%. Cette progression considérable a des origines contradictoires.

Une partie des électeurs de F. Fillon n’avaient manifestement pas d’objections importantes sur le contenu du programme économique et social d’E Macron. Voter Macron ne leur a donc pas demandé un effort très important. Il en va différemment de ceux qui, comme moi, instruits par l’histoire, ont voté E. Macron pour réduire, autant que faire que se peut, l’influence du Front National. Et qui n’ont pas écrit un signe d’égalité entre « la peste et le choléra ». Ces électeurs n’ont donc d’aucune manière soutenu la ligne social-libérale d’E. Macron.

Le Front National obtient son meilleur résultat à l’école Raymond Gilles avec 22,93%, ce qui correspond évidemment au plus faible résultat d’E Macron avec 77,06%. Et le Front National obtient son plus faible résultat à l’école maternelle César Geoffray avec 12,16%, E. Macron obtenant donc dans ce bureau 87,83% des suffrages exprimés.

Et maintenant ?

De nouveaux combats nous attendent contre la politique d’E. Macron et celle du gouvernement dont il désignera le 1er ministre dans quelques jours. Et on mesure l’importance grandissime des élections législatives des 11 et 18 juin. J’espère, comme beaucoup d’entre vous, que les forces qui ont soutenu la candidature de J-L Mélenchon mais aussi celles qui ont soutenu la candidature de B. Hamon en rejetant les orientations social-libérales à la mode Hollande-Vals, j’espère donc que ces forces politiques s’entendront sur la base d’ orientations progressistes, sociales et démocratiques. contre la politique d’E. Macron et contre celle, menaçante, du Front National. Elles devraient d’ailleurs y être encouragées par le système électoral du genre « couperet » qui préside aux législatives (*).

Pierre_Laurent.JPGLire à ce sujet la déclaration de Pierre Laurent après l’annonce des résultats (cliquer ici).

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P. Lequiller ne serait plus candidat?

Je me fais l’écho d’une rumeur au sujet de la candidature de P. Lequiller dans notre 4ème circonscription des Yvelines. P. Lequiller (Les Républicains) ne serait plus candidat. Ce serait à sa place M. G. Fournier (Les Républicains) actuel maire de Chatou et conseiller départemental de notre canton. A confirmer.

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(*) Au 1er tour est élu(e) le ou la candidat(e) qui a obtenu au moins 50% des exprimés et 25% des inscrits

Si aucun(e) candidat(e) n’a réuni ces conditions il y a un 2ème tour où sont admis à se présenter les 2 premiers arrivés en tête au 1er tour plus, le cas échéant, celles ou ceux qui ont obtenu au moins 12,5% des inscrits

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De Castries inspirateur de Fillon...

Dans l'Huma d'hier j'ai relevé cet article bien documenté sur l'ex PDG d'AXA.

J'ai eu quelques difficultés techniques pour le publier et sa lecture en 2 parties est malaisée. Désolé, débrouillez-vous car l'article est édifiant.

Cliquer sur chaque partie pour l'agrandir

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De Castries, donneur de leçons mais surtout de dividendes

augmentations-2.jpgLa CGT réagit vivement à propos de l'interview du PDG d'AXA dans le journal Le Monde (voir mon billet sur ce même sujet) et demande un droit de réponse.

Je vous invite à lire ce texte en cliquant ici.

 

De Castries : toujours plus !

Le Monde daté du mercredi 27 août consacre une partie de sa une et, à l'intérieur, une page et demie du journal à une interview de H. de Castries, président-directeur général d’AXA.

Ce n’est certainement pas un hasard si cet article parait le lendemain de la formation du nouveau gouvernement et le jour du triomphe fait par le patronat du MEDEF à M. Vals. De Castries n’est cependant pas totalement satisfait, Le Monde titre qu’il «appelle le gouvernement à aller plus loin ».

Que dire de l’interview ? Je n’y lis que les banalités habituelles aux thuriféraires (et profiteurs) du capitalisme dont voici un court florilège :

- « Mon point de vue n’est pas celui d’un homme de gauche ou de droite, mais celui d’un chef d’entreprise ». De Castries entretient la traditionnelle confusion entre l’outil de travail (l’entreprise) et son propriétaire (le patronat) complétée par le trompeur « ni gauche ni droite ».

- « L’important est de savoir si l’on s’inscrit dans le monde de demain et si, dans ce cas, nous sommes capables en tant que nation de faire des réformes pour sauver notre économie et notre démocratie ». Quelle impudence de la part d’un représentant du capitalisme financier responsable de la désindustrialisation du pays !

- «…on a besoin d’un Etat ramassé, musclé, pas d’un Etat obèse et omnipotent. D’autant qu’au final ce sont les plus démunis qui en pâtissent ». C’est sur le fond une attaque contre le service public et les services sociaux honnis par les tenants de la privatisation à tout-va...sauf quand l'Etat vient au secours des banques. Appréciez la démagogie de la chute relative aux plus démunis.

De Castries ne fait certes pas partie des démunis (1). Au journaliste qui a l’impertinence de lui rappeler que le groupe AXA est le groupe qui a versé la somme de dividendes la plus importante à ses actionnaires (2) il répond benoîtement : «C’est un faux débat. Sans dividendes, c’est-à-dire sans rémunération du risque il ne peut y avoir d’investissements.. ». Il y aurait beaucoup à dire sur la nature et la profondeur du risque couru par M. de Castries et les autres actionnaires. Passons ! Et sortez vos mouchoirs : « Pendant la crise de 2008-2010, le cours de l’action AXA a été divisé par trois et le montant des dividendes divisé par deux. Nous n’avons pas divisé par deux les salaires à ce que je sache ».

aum_ne.JPGEnfin, mesurez la morgue d’ancien régime de M. de Castries : « Nous sommes dans la situation d’un alcoolique qui ayant bu toute la cave à vins, ne trouve pas juste d’être sevré».

Ah ça ira, ça ira, ça ira…!

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(1) Henri de la Croix de Castries selon « Capital fr » a touché 5 323 146 € en 2013 dont 3 538 114 € en fixe+variable+extras et dont 1 785 032 € en actions-stock options soit une progression de + 12,5% par rapport à l'année précédente

(2) selon la CGT-AXA le groupe a versé 1 715 millions d’€ aux actionnaires en 2013 et a perçu en même temps de l’Etat un Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) de 20 millions d’€.(merci l'Etat !)

 

Le camping des accords bafoués !

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Voici deux photos relatives à l'action menée par des militants syndicaux d'AXA. Ils dénoncent le non respect par la direction d'accords passés au sein de Drouot Assurances, société depuis réunie avec les Mutuelles Unies pour former AXA. Ces accords concernent les conditions de départ en retraite.

Durant plusieurs jours ces militants ont occupé la cafétéria devenue "le camping des accords bafoués" et ils ont bien l'intention de poursuivre leur action sous cette forme ou sous une autre jusqu'à ce que leurs droits soient respectés.

Je ne peux manquer de rappeler que Monique Violaté, "enchaînée" au coeur de cette action commune des syndicats CGT et CFTC, fut dans une autre vie Conseillère municipale de Marly-le-Roi.

Bravo Monique et bon courage!

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AXA finance le Parti Républicain

dollar2.jpgCette semaine, dans l’Humanité Dimanche (qui, comme son nom ne l’indique pas, sort le jeudi), je lis un article de Jacques Coubard sur le soutien apporté au Parti Républicain par des filiales d'entreprises françaises . Il s’agit bien du Parti Républicain « américain ».

Comment est-ce possible ? Aux Etats Unis, il est parfaitement légal, même si ce n’est pas très républicain, que les entreprises versent de l’argent dans la caisse électorale des partis politiques. Le Parti Démocrate et surtout le Parti Républicain profitent à fond de cette manne. Et ce n‘est pas rien:3,7 milliards de dollars au total en 2010, à l’approche des élections de mi-mandat qui ont lieu dans quelques jours.

Et les groupes français ne sont pas les derniers à y contribuer dès lors qu’il s’agit de défendre leurs intérêts. C’est AXA qui se distingue, largement en tête des entreprises françaises, en ayant d’ores et déjà versé 321 784 dollars au Parti Républicain (*).

Dans quel but ? Pas la peine de vous faire un dessin: pour soutenir les défenseurs, surtout Républicains, du système d’assurance privée, timidement écorné par les réformes Obama.

Les clients français d’AXA seront heureux d’apprendre qu’ils sont devenus, bien malgré eux, des supporters du Parti Républicain ! Un parti réactionnaire et perméable aux idées jusqu’au-boutistes et délirantes de l’ultra-droite.

(*) suivent Vivendi (185 145 dollars), Sanofi-Aventis (165 444 dollars), GDF Suez (111 071 dollars)…

 

De Castries (AXA) médaille de bronze

_Parisot_Deliberation_s.jpgL’Humanité-Dimanche de la semaine dernière publie un palmarès des retraites en or que se concoctent les principaux dirigeants du CAC 40.

On ne s’étonnera pas que le PDG de l’OREAL arrive largement en tête avec 3,3 millions d’euros par an. La retraite de M. de Castries (AXA), pourtant arrivé troisième, apparaît comparativement quelque peu misérable : 1,1 million d’euros. Il a de la marge !

L’Humanité-Dimanche publie le montant des provisions effectuées par les entreprises pour, le moment venu, faire face à ces dépenses soit par exemple 81, 4 millions pour L’OREAL et 19,8 millions pour AXA.

L’Humanité-Dimanche aurait pu également rapprocher ces infos de celles d’un rapport publié récemment par un organisme officiel, le Conseil des Prélèvements Obligatoires. On y apprend que les entreprises du CAC40 paient 2,3 fois moins d’impôts que les autres entreprises. Le taux de l’impôt société (IS) est de 33% mais le taux moyen effectif est en réalité bien inférieur : 18%. Et alors que les entreprises de moins de 9 salariés règlent un impôt de 30% sur leurs bénéfices, celui des entreprises du CAC 40 est de seulement 8% !

Et l’un des dispositifs permettant, légalement, ce tour de passe-passe est précisément l’inscription au bilan de provisions diverses et variées. Et, parmi elles, celles relatives aux retraites !

Coup double pour M. de Castries et pour AXA !

 

Ah ! Oui vraiment !

_le_retour_des_traders_assoiff_s_d__Assedic__un_mythe___s.jpgDans l’Humanité du 26 avril un article de Pierre Ivorra fait la lumière sur « ces patrons du CAC 40 qui nous font la leçon », article dont je tire la substance de ce billet.

Il y est notamment question de Claude Bébéar dont Pierre Ivorra nous dit « qu’il est considéré comme le « parrain » du grand patronat français ».

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AXA ET LA CRISE

billets_de_banque.jpgDans l’Humanité de ce samedi 4 juillet je lis une tribune libre de Mireille Gueye, syndicaliste CGT chez AXA assurances. Ceci dans le cadre d’un dossier intitulé « La démocratie participative, voie alternative au capitalisme ? » Le titre de la contribution de Mireille Gueye est « Un défi pour les syndicats ».

Mireille Gueye ne m’en voudra certainement pas si je tire de son intervention la seule partie relative à la pratique des dirigeants d’AXA que je reproduis ci-après sans autre commentaire.

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BEBEAR, QUAND LE SAGE SE GAVAIT !

_le_retour_des_traders_assoiff_s_d__Assedic__un_mythe___s.jpgJe lis dans l'Humanité Dimanche du 7 au 13 mai, sous ce titre ci-dessus, la brève suivante (dont le sous-titre est "Juge et partie"):

MEDEF. Claude Bébéar prend la tête du comité des sages chargé de surveiller les abus de rémunération des grands patrons. Rappelons qu'à l'époque où il était P.D.G. d'AXA, il avait touché 2,4 millions d'euros en 1 an et plus de 200 millions de stock-options, un record national.

Contribuables et citoyens de Marly, comparez ces sommes astronomiques au profit d'un seul individu avec la Taxe Professionnelle d'AXA en 2007: 824 000 € . Le patronat couine parce que la Taxe Professionnelle serait, selon le MEDEF bien entendu, un frein à l'activité économique. Comme moi, lecteurs, vous voyez bien où il se situe le frein à l'activité économique !